K & T

 K & T
Story about Us.

Le blond est plutôt con, le roux est plutôt bougon.
L'un corrompt et est une ordure,
L'autre n'arrive qu'à céder à ses caprices.
Ces caprices qui leurs sont propres,
Tandis que, main dans la main,
Ce n'est pas leur vie qu'ils tracent :

C'est leur destin.

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# Posté le dimanche 14 décembre 2008 11:47

Modifié le vendredi 19 décembre 2008 15:29

K

K
Kei Saitô



La première chose que l'on pourrait dire, c'est que Kei a une bouille de petit gamin. Il fait pas ses 16 ans. Des cheveux roux qu'il tient de sa mère suédoise, qui tombent un peu sur ses yeux marrons clairs. Ses yeux. Ils sont très expressif. Ce sont eux qui traduisent toutes ses émotions, de la joie à la tristesse et de l'angoisse à la colère. Il a un nez de bébé, de fines lèvres et des traits encore enfantins. Kei est plutôt chétif, il fait 1m64 et il est un peu trop maigre pour sa taille. Il n'est pas musclé; de toute façon il n'aime pas le sport. Il mange autant qu'il veut et il ne grossit pas, ce qui désespère son médecin quant à ce poids plume.
Il a des doigts fins et ses mains pourraient être très belle s'il n'avait pas le réflexe de ronger ses ongles, surtout quand il est stressé. Quant à ses habits, c'est toujours des chemises et des jeans, normal quoi.



Solitaire et pessimiste sont sûrement les deux adjectifs qui définissent le mieux Kei.
Sociable et optimiste, ceux qui définissaient le mieux Kei, jusqu'à ce jour fatidique de l'année de ces 13 ans. Le jour où il a perdu la parole.
Donc. A daté de ce jour, Kei devient un peu agoraphobe. Il déteste les endroits trop bruyants et peuplés. Il les fuit comme la peste.
Il passe son temps seul dehors, dans des endroits peu fréquentés, à fumer, jouer du djembé ou prendre des photos. Il fume beaucoup. On peut avoir du mal à imaginer ça en voyant sa bouille de petit garçon. Mais c'est pourtant vrai. Disons que ça tâche vraiment l'innocence que son physique dégage. Physique qu'il n'apprécie pas d'ailleurs. Il le trouve bien trop "gamin". M'enfin on est comme on est, tant pis.
Ce n'est cependant pas parce qu'il est solitaire qu'il est désagréable avec les gens. Sauf si ceux-ci ne lui plaisent pas bien évidemment. Il n'hésite pas à proposer son aide si quelqu'un est dans le besoin. Il n'a pas beaucoup d'amis à proprement parlé, en même temps en étant muet c'est bien plus compliqué de construire des relations.
Deuxième trait de sa personnalité, le fait de voir tout en noir. Kei est très pessimiste, il voit toujours le mauvais côté des choses, jamais le bon. Son slogan? "La vie n'est qu'une p*tain". Pour lui la vie est quelque chose d'inutile qui fait forcément souffrir. Du moins, c'est ce qu'il pense maintenant. Après tout, si on naît, c'est juste pour crever un jour. Le bonheur? Il n'y croit pas. Ou plus.
Kei est quelqu'un qui peut se mettre en colère rapidement, faut pas trop le chercher on va dire. Seulement, comme il ne parle pas... C'est pas très pratique pour balancer des menaces et des insultes aux gens.
Kei aimerait beaucoup reparler. Mais il n'y arrive plus... Parfois il réessaie, il essaye de se forcer. Mais rien n'y fait, aucun son ne sort. Et dieu que ça le frustre parfois. De plus, sa situation physique ne l'aide pas. Trop faible pour casser le nez à un baraqué. Le seul truc qu'il pourrait faire c'est lui balancer tous les jurons possibles et inimaginables. Mais voila, il ne parle pas.



Kei... Je me suis réveillé et tu dors...Tu t'es encore endormi en me veillant... Incorrigible va... Mais je te préfère comme ça, ta tête posée sur mon lit, et tes paupières fermées, que de te voir toujours t'occuper de moi... Tu sais Kei... Je vais mourir... Je le sais, je ne suis pas si idiot. J'ai demandé à la gentille dame qui vient m'amuser un peu le mardi. Elle m'a répondu peut-être. C'est presque sûr... Mais toi... Toi tu ne le sais pas... Ou alors tu refuses de le croire... Je sais que tu es persuadé que je vais guérir... Tu a toujours été comme ça, tu as toujours pensé ça... Je te promet que j'essaye de te le dire parfois, mais ça me fait trop mal au c½ur... Et puis, j'en ai marre de cette chambre aux murs blanc, j'en ai marre de ne plus pouvoir aller m'amuser dehors. Je me bats pour toi, je me bats pour nos parents... Mais en ce moment je sens que les forces me manquent... Je souffre encore plus que d'habitude... Mais ça je te le dis pas... J'ai l'impression de ne plus avoir d'énergie... C'est pour bientôt... Tiens... Tu t'es réveillé. Tu me fais ton habituel sourire et tu me lance pour la centième fois au moins que je vais bientôt guérir et que tout redeviendra enfin comme avant, qu'on redeviendra les frères complices qu'on étaient, qu'on fera de nouveau les 400 coups... Pourquoi tu n'arrives pas à comprendre que non, ça ne pourra plus être comme avant... Tu parles, tu parles, tu parles, parce que moi je ne suis plus capable de parler autant, j'ai du mal à faire la conversation... Mais ça ne te dérange pas, tu sors des blagues qui me font sourire, et toi tu ris de me voir sourire.

Ça y est... C'est l'heure de la fin des visites... Tu te plains pour la énième fois à la pauvre infirmière qui n'y peut rien, tu me fais un signe de main et tu t'en va en m'assurant que tu seras là demain. Et tout à coup, la salle me semble bien trop vide. Trop calme. Bien trop calme... Quand tu n'es pas là, je n'ai plus la force de garder mon sang-froid. Je me met à pleurer. J'ai mal...



Je sens mes forces m'abandonner, j'ai du mal à respirer. Je le sens, je vais mourir, ça y est, elle a décidé qu'elle venait me chercher. En réunissant mes efforts, j'appelle une infirmière. C'est la nuit, mais je veux voir ma famille... je veux voir Papa, je veux voir Maman , je veux voir Kei. Je panique, je crie que je veux les voir. Il y a plein de personnes en blouses blanches qui arrivent, mon dieu j'ai peur... J'ai de plus en plus de mal à respirer. Je sais qu'ils t'ont appelé, toi et les parents. On me met un masque à oxygène sur le visage. J'attends... je veux vous voir... Enfin, vous arrivez, et papa et maman, vous vous approchez de mon lit. Maman... Ne pleure pas petite maman... Je serais toujours à tes côtés maman.. Je t'aime... Papa... Papa je t'en pris toi ne pleure pas... Tu me serres fort la main, et tu me souris... mais je sais que tu retiens tes larmes. J'enlève le masque à oxygène, il me gène... Papa... Tu feras attention à Kei et à maman hein...? Je te le demande de ma petite voix qui ne ressemble plus à rien, et en laissant glisser une larme sur ta joue, tu m'assures que oui... Merci Papa... Je t'aime aussi.

Enfin... Kei tu t'approches toi aussi de l'autre côté du lit... Pour la première fois depuis que l'on sait que j'ai un cancer je vois de l'inquiétude dans tes yeux qui te trahissent bien trop. Tu me fais un grand sourire et tu me prend mon autre main dans la sienne. Tu as un petit sursaut... Tu t'étonnes qu'elle soit si froide... Mais c'est normal Kei... Je vais mourir... C'est très bientôt là je le sens, mais il faut que je te parle avant, il le faut. Je te parle, je te demande de pas te suicider si je meurs... Tu te met à rire nerveusement; tu me demande ce que je raconte, je vais guérir. Je te serre un peu plus la main et je t'ordonne de me le promettre. Tes yeux se remplissent d'eau, tu te mors la lèvre inférieure, et tu me le jures, enfin, d'une voix tremblante. Tu ne comprends pas, je devais guérir, et là je suis tout faible, tu as peur. Je te souris... On est né ensemble, pendant la même nuit... On a toujours été ensemble.. On a toujours tout fait tous les deux... Mais tu vas être seul Kei... Ça sera dur, mais tu vas y arriver, je te fais confiance, tu es fort. Je te souris une dernière fois, et je te dis que je t'aime... Tu me souris malgré tes larmes qui dévalent tes joues, tu me dis que toi aussi tu m'aimes... Et puis tu continues de m'assurer que je vais guérir de ta voix secouée de pleurs. Arrête de pleurer je t'en pris...

« Garde ton innocence Kei.... Je t'aime »

Ma respiration se bloque, je me sens partir... C'est fini...



Kiyoshi.... Hey Kiyoshi! Pourquoi... Pourquoi la machine elle fait un bruit aigue au lieu des bipbip hein? Hé Kiyoshi! Pourquoi tu as fermé les yeux! Pourquoi tu me parles plus! Ho Kiyoshi parle moi! Oh tu m'entends parle moi! Je reste là sans bouger, immobile, pendant que les médecins arrivent avec un truc bizarre et il te le mette sur ton torse, ça crie de partout je comprend pas. Il te le fait une fois, et apparemment ça ne lui suffit pas, alors il crie « Encore! » et ils le refont... Kiyoshi j'ai peur... Kiyoshi pourquoi tu es aussi froid? La machine ne fait toujours pas de bip bip, le toubib recommence encore une fois son truc... Et puis il dit que c'est fini... Comment ça c'est fini? De quoi il parle? Il croit pas que t'es mort quand même?

« Heure du décès : 4h07. »

De quoi? Décès? Tu... Merde Kiyoshi pourquoi tu te réveilles pas! Je te secoue mais t'ouvre pas les yeux! Tu le fais exprès ou quoi? Franchement t'as pas honte de me faire peur comme ça !? Kiyoshi... Putain.. Kiyoshi! Tu te fous de ma gueule! T'es pas mort! C'est pas possible j'y crois pas t'es pas mort tu m'entends! Tu... tu peux pas être mort! Pourquoi les infirmiers ils m'empêchent de rester près de toi!? NON je ne veux pas me calmer, non! Qu'Est-ce que vous avez-vous ?! Laissez moi tranquille! Pourquoi vous me regardez de cet air désolé? J'en ai rien à foutre gardez votre compassion de merde! Kiyoshi... Kiyoshi... Reviens, j'ten supplie...



Cher Kiyoshi,

Je voulais faire ça depuis longtemps, mais j'y arrivais pas.... J'ai trop mal... de toute façon je sais bien que tu me vois. T'as vu je parle plus... Depuis que j'ai hurlé pendant toute la fin de cette nuit-là. Ça va faire maintenant 6 mois et je parle toujours pas. De toute façon je veux voir personne. Ils m'énervent tous. T'es vraiment méchant de m'avoir fait promettre de pas te rejoindre. Je sais y a maman et papa... mais toi tu me manques tellement... j'ai l'impression d'avoir perdu une partie de moi...

Je t'aime.

Kei.



Cher Kiyoshi.

Aujourd'hui, ça fait un an pile. Je suis allé à ta tombe, comme tous les jours, sauf que là je t'ai amené un grand bouquet de fleurs. T'es content j'espère? Parce que j'ai bien raquer! Papa et maman sont venus avec moi. Ils sont content que j'aille un peu mieux, enfin je fais semblant. Par contre, je parle toujours pas, et on m'a fait allé chez plein de spécialistes mais rien n'y fait, j'parle pas. D'façon j'men fiche un peu. C'qui m'énerve, c'est que le toubib à décidé que j'devais aller voir un psy, et du coup j'dois y aller une fois par semaine. Il est gentil mais bon, j'vais pas lui raconter ma vie.

B
ref... Tu me manques. Je t'aime.

Kei.



Kiyoshi,

Aujourd'hui, j'ai fêté mes 15 ans... Sans toi. C'est la deuxième fois; mais ça me fait toujours aussi bizarre. Depuis quelques temps je me fais appelé Kei-Kiyoshi... Comme ça tu continues de vivre à travers moi. Ça plait pas à mon psy mais j'men fous. Je ne parle toujours pas. Ça me fait mal de t'écrire le jour de notre anniversaire.

Je t'aime.

Kei.



Kiyoshi,

Papa et maman ont décidé de m'envoyer dans un pensionnat pour soi-disant me faire changer d'air. Ça m'énerve je ne pourrais plus venir te voir aussi souvent qu'avant. Enfin, j'espère que les gens sont pas trop chiant là-bas. J'te raconterais ça.

Je t'aime.

Kei.


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# Posté le samedi 20 décembre 2008 14:14

T

 T
" Bien entendu, je ne sors jamais sans appareils photos. Qu'il s'agissent de simples portables, de caméras ou autres, j'en cache toujours un quelque part. Si vous faites preuve d'un peu de malice, il est certain que vous tomberez dessus. "

Tsu Rozen, Président du club de photographie du Lycée Keimoo, a décidé de tout nous dévoiler concernant sa vie privée, et ce, suite à nos multiples harcèlements. ( Eh oui, on l'aura eu à l'usure. Hin ! ) Durant cet entretien, le journaliste posant les questions sera noté "J" et Mr. Rozen "T":



J : " Il parait que vous possédez un caractère plutôt extrême, et pour le moins complètement paradoxal. Expliquez - nous un peu comment vous. . . ?"

T : " Oulà. Corde sensible. J'vais faire un effort parce que sincèrement, ce n'est pas à moi mais aux autres de s'exprimer là dessus. Quoi?! Comment ça, tu m'accuses de contourner la question ?! Très bien, je veux bien m'y frotter alors. Surtout, ne prétendez jamais me connaître. Je serai toujours ce que vous pensez que je ne suis pas. En fait, j'éspère faire partie de ce genre de personnes qui ont l'apparence d'avoir une vie facile, alors que ce n'est guère le cas. Je possède une détermination du tonnerre, têtu comme une mule. Je pense être franc, direct, gentil, respectueux, parfois violent lorsqu'on m'énerve, possessif, et maniaque. Assez sûr de moi en règles générales, extraverti depuis peu, et je consacre tout mon temps à ma passion: La photographie. Sous tous ses angles. C'est vraiment ma raison de vivre, et je sais pertinemment qu'elle passera à jamais avant tout le reste. Pouvoir capturer l'instant présent, c'est un forme de souvenir. Un extrait de beauté, d'effroi, de misère ou d'amour, un fragment de sentiment. Quand je prends une photo, j'aime sentir cette forme de puissance qui m'indique que moi seul peut déterminer ce que je veux mettre dans le cadre. C'est magnifique d'éprouver une pareille sensation. Je peux examiner une photo pendant des heures, parce que j'aime ça. Je le respire, le suffoque, l'exsude. C'est une forme d'obsession chez moi. Et que ça plaise où non, j'arrive à m'exprimer dans cet art mieux que par la parole ou la gestuelle. Mais bordel ! Efface moi ce sourire en coin ! Je t'assure que c'est vrai! MAIS ARRETE DE RIRE ! mpfff ! T'es pas sérieux comme mec, toi. "

~

J : " Tsu, t'fais trop ton malin avec moi! LACHE MES CHEVEUX PUTAIN ! Bordel ! Aïe ! merde! Oups, euh... QUOI?! ENCORE A L'ANTENNE ? SHit ! Enfin, non ! *silence.* Bien, et pour ce qui est de votre physique Mr. Rozen, un grand blond, ca doit plaire, non ?"

T : " Mec, ton interview, c'est vraiment pourrave. Mon apparence hem. . . Ce n'est pourtant pas quelque chose que j'intègre dans mes points forts. Mon physique n'est pas à envier, et je lui trouve moi même plus de défauts qu'autre chose. Je fais partie de la grande famille des blondinets, et même s'il paraît que je fais craquer les filles, Personne ne m'a encore réellement complimenté là dessus. Je mesure un tout petit peu plus qu'un mètre soixante - douze, pour un poids de soixante Kg. Mince et svelte, les parties de mon corps que je préfère sont mes mains, mon dos et ma gorge. C'est un peu étrange d'avoir à parler de vous - même ainsi. Bien entendu, je ne sors jamais sans appareils photos. Qu'il s'agissent de simples portables, de caméras ou autres, j'en cache toujours un quelque part. Si vous faites preuve d'un peu de malice, il est certain que vous tomberez dessus. J'ai les yeux noirs encre, un menton bien dessiné, une musculature présente bien que pas vraiment entretenue, de minuscules oreilles et mon principal complexe physique n'est autre que l'épaisse touffe qui me sert de cheveux. Mon sourire est rare, mais il se peut qu'une plaisanterie puérile le provoque. M'habillant toujours de façons à me trouver à l'aise, il sera fréquent d'observer mes tenues plutôt larges, négligées, sans cohérence ou d'accords parfaits de couleurs. Allons, passons à un autre sujet, je me sens . . .Opressé ? vis à vis de celui - ci. Sans doute que tes questions me gênent. "

~

J : " Ah. T'es bavard n'empêche, toi qui nous aura refusé si souvent ces réponses, finalement tu . . ."
T : " Je sais pas si je devrais te le dire, mais t'es pas trop moche alors voilà : t'as un sale bout de poulet coincé juste là. Alors si t'as gentiment fini de m'emmerder, j'ai une disserte à rendre. Je t'aime pas, au fait. "
J : " mais attends, tu peux pas nous lâcher, t'avais promis de nous communiquer tes . . ."
T : " Parce que je teins mes promesses, d'habitude ? "
J : " Si vous vous en aller, je fouillerai vos biens personnels. Y compris ce fameux journal où vous écriviez si souvent, lors de votre rentrée dans l'établissement."
T : " Comme si j'avais quelque chose à cacher. "



C'est ainsi que, dans un mouvement élégant, mon camarade photographe m'a tendu son cahier, le regard extrêmement complice, et s'en est allé, me laissant le droit de vous délivrer ces quelques pages. Les autres ont, visiblement, été arrachées. On y repère cependant, de certains talents d'écrivains ; Tadam :

" Vendredi 13 janvier - 15h18
Petit cahier de bord,
Je suis retombé sur toi par hasard. Ca m'a fait drôle de lire les mots qui m'appartenaient ; qui nous appartenaient. Aujourd'hui je me sens l'âme ailleurs, une envie exquise de retrouver l'image que j'ai perdue. Il y a de cela quatre jours, ma mère est décédée. Cancer phase terminale. Le diagnostique était pourtant inévitable, mais j'ai la nostalgie des jours heureux écoulés en sa présence, où l'on devinait l'odeur des cookies en train de cuire silencieusement dans le four de la cuisine. Son sourire rassurant & sa jolie voix. Ses boucles brunes & son air complice. Maman, reviens - moi, tu me manques horriblement atrocement affreusement. . . Tous les adverbes du monde ne seraient pas assez vastes pour te confesser ma peine. J'aimerais sentir ton odeur fruitée à nouveau, serrer ton corps chauds dans mes bras, t'entendre dire que je suis le meilleur. Un enfant n'est rien sans la personne qui le conçoit. Et là, je n'ai plus rien. Pas même un message, rien. Ni l'enfant, ni le conceveur.
La chaire de ta chaire, ton propre sang te transmet qu'il t'aime.

Mardi 23 Avril - 12h20
Cher journal,
Le temps passe si vite ! voilà quatre mois que me surprends à t'écrire quelques extraits de ma vie. D'habitude, c'est pas un truc que font les minettes ?! Passons. J'ai un peu repris du poil de la bête. Et si je me sens mieux, c'est grâce à un objet, bien qu'à mes yeux, ça soit franchement plus qu'un bidule ordinaire. J'ai appris à l' "apprivoiser".C'est une photo en noir et blanc. Ma mère y est représentée, l'air mélancolique, en train de jeter du grain aux oiseaux dans la cour que nous possédions dans notre ancienne demeure. Mes doigts ont rencontré le papier glace, mes yeux sont devenus ancrés sur ce visage pâle, et mes muscles se sont tétanisés. Est ce donc là le pouvoir d'une image ? L'impression qu'elle dégage, les multiples plans qu'elle met en valeur, le message qu'elle transmet ? Perso, les mots que j'aurait voulu répondre à cette photo auraient pris une tournure du type " Que tu es belle, jeune femme. " A l'instant, je faisais abstraction du monde extérieur. J'avais complètement effacé son absence en considérant cette pellicule. Unique souvenir.
Zut ! il se fait tard et j'ai une tonne de boulot. Bye !

Lundi 10 Mai - 04h56
Hé toi !
tout d'abord, je suis complètement beurré. Donc si j'écris des trucs pas trop nets, trop illisibles ou quoi, t'auras l'explication. Bon c'est décidé, je pars pour spécialiser mes études dans la photographie. Après avoir cogité pendant quelques jours, j'ai pris connaissance des établissements et autres trucs du genre. Fin t'sais, je sais que cette fois ça va marcher ! Je suis prêt à tout même à laisser mon dernier verre de gin orange (hihihihihihi le sacrilèèèège) pour parvenir à ce foutu métier de photographe. Parce que cette photo d'Elle a finit par me hanter. C'est complètement con pour la pluspart de mes amis, mais qu'importe. Et puis il faut bien que je remplisse tes lignes avec mes projets. Tu les as comme ça. . . Ah au fait ! ON A MIS DES ROULEAUX DE PQ DANS LA PISCINE DE LA VOISINE PARCE QU'ON L'AIMAIT PAS !!!! T'aurais du voir, c'était mortel. Allez, j'suis H.S.

Mercredi 30 Aout - 9h16
Fidèle confident,
Voilà, j'ai tout remplis. Mon dossier a été retenu et j'ai été pris dans la section que je désirais intégrer. Je suis atterré quand je relis les pages précédentes, alors je les ai scotchées afin de tirer un gros trait. Je ne comprend pas les gens qui pensent que faire de sa passion son métier est dommage. Je trouve qu'au contraire, si on aime vraiment ça, qu'on vit avec sans arrêt, il faut s'y dévouer corps & âmes.C'est pourtant une phrase logique, non ? La philosophie des autres m'échappe il y a des moments. . .

Dimanche 4 Septembre - 18h48
Ami de papier,
Je stress. Je rentre demain et j'ai l'ultime mauvais pressentiment que rien ne va bien se dérouler. Je sais pas, doit y avoir un truc qui cloche. J'ai le coeur si dynamique : comme si j'avais engloutis une vingtaine de cafés à la suite. J'ai vérifié 7 fois que j'avais mon matériel bien au complet, 12 fois ma tenue pour demain, j'ai lavé les vitres pour me changer les idées 3 fois, me suis remémorée la raison pour laquelle je veux exercer cette profession aux alentours de. . . de 47 fois. Parano. J'te jure je pense que je vais scotcher cette page avec les anciennes. Non, en fait, la première chose que je vais faire demain, c'est te brûler. Je recommence tout, en couple : mais cette fois je laisse le journal, je prends un album. J'delete tout ce que je sais afin de mieux repartir.

J'ai besoin de croire en la chance, de donner, à ma vie, plus qu'un sens. . .
"

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# Posté le dimanche 21 décembre 2008 12:57

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 13:27

Une canette qui deviendra mythique.

Une canette qui deviendra mythique.
Le soleil s'était levé depuis quelques heures déjà mais l'heure était bien matinale. Les rues de la ville étaient plutôt calmes, voire quasiment vides. Il y avait cependant un jeune garçon qui marchait tranquillement dans les rues, une main résolument enfoncée dans sa poche, pendant que l'autre tenait une clope qu'il fumait nerveusement, étant perdu dans ses pensées. C'était quelque chose que les gens trouvaient assez bizarre, de voir un garçon qui paraissait si jeune en train de fumer une cigarette... Enfin, Kei était habitué.. Cette nuit-là avait été une de celles où les vieux souvenirs du passé revenaient sous forme de cauchemars et le réveillaient. Et après ces mauvais rêves, jamais il ne réussissait à s'endormir de nouveau. Alors il s'était levé de mauvaise humeur et puis était parti de l'académie pour faire un tour en ville. Il n'y allait que très rarement car il y avait beaucoup trop de monde et Kei ne supportait pas ça, mais là comme il y allait de bonne heure il n'y avait presque personne. Son moral était remonté en flèche après avoir vu le levé du soleil, chose qu'il affectionnait tout particulièrement. Le jeune garçon s'arrêta en plein milieu d'une ruelle et s'adossa à un mur, avant d'expirer profondément la fumée de sa cigarette. Ça ne faisait pas très longtemps qu'il était ici, et il ne s'y sentait pas encore bien. Il se demandait d'ailleurs s'il allait un jour se sentir mieux. Il en doutait. Le jeune rouquin, un air contrarié sur le visage, shoota dans une canette de bière vide qui traînait par là, canette qui fit un petit vol plané avant de atterir quelques mètres plus loin. Non vraiment il n'aimait pas l'académie qu'il avait intégré. Certes, les gens avaient l'air plutôt sympathiques dans l'ensemble, et pour ça Kei était un peu satisfait bien qu'il n'est fait connaissance avec peu de monde. En même temps en étant muet c'était un peu plus compliqué de fonder des relations... Enfin, ceci dit il commençait à être habitué ça faisait maintenant presque 3 ans... Bref, donc, même si cette académie avait une très bonne réputation, lui s'en foutait parce que la seule chose qu'il voulait c'était être près de Kiyoshi, et maintenant qu'il était ici, il ne pouvait plus lui rendre visite aussi souvent qu'avant. L'adolescent eut un sourire amer. Lui "rendre visite"... c'était plutôt une façon de parler vu qu'il n'était plus de ce monde. Mais Kei refusait de se détacher de son frère jumeau, de toute façon même s'il le voulait il n'y arriverai pas; et c'était pour cela qu'il venait tous les jours lui parler au cimetière. Et maintenant il ne pouvait plus. Il ne pouvait plus parce qu'il n'était plus chez lui... Pff, quelle vie de chiottes... Le jeune artiste soupira longuement, écrasa le mégot de sa clope à terre avant d'en rallumer une autre.
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# Posté le dimanche 15 mars 2009 08:56

Modifié le dimanche 15 mars 2009 09:10